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Déposé- Date et heure serveur- 03/03/2013 - 11:32
Seul auteur - Oui
Catégorie - Essai
Titre - Jardins philosophiques partagés
Description de la création - Aucune des grandes questions
philosophique n’a vocation à rester enfermée dans une tour
d’ivoire : chacun peut être à même de s’interroger sur ce
qui est, sur ce qu’il peut en connaître, sur la vie et sur
la mort, sur le sens de son existence, sur les valeurs qui
orientent ses actes…
Certes ces questions surplombent les préoccupations
quotidiennes et restent parfois suspendues au-dessus de nos
têtes. Elles sont présentées dans cet ouvrage à l’intention
de chacun d’entre nous, simplement, mais dans toute leur
profondeur. Thème par thème, une réflexion philosophique est
engagée. La référence à la pensée des maîtres,
incontournable, fournit de précieux points de repère ou
d’appui. La fécondité des grandes œuvres, de même d’ailleurs
que leurs éventuelles faiblesses, ne doivent pas conduire à
l’inhibition du lecteur, mais au contraire à nourrir et
stimuler ses réflexions personnelles.
En cultivant un « jardin philosophique », on forge une
capacité à penser par soi-même, celle-ci étant fondée sur
une appropriation raisonnable du « patrimoine philosophique
», mais surtout sur le développement d’une autonomie de
jugement permettant d’appréhender au mieux les questions
existentielles dans leur singularité et les réalités
écologiques, sociales, économiques, politiques, culturelles
auxquelles un homme peut être confronté.
Dans cet esprit, l’auteur présente ses propres réflexions et
ses options philosophiques, sans prétendre détenir la
moindre vérité, mais en livrant ses convictions et en
espérant susciter des échanges d’idées avec les lecteurs
(parabole des « jardins partagés ») ; si son ouvrage cherche
d’abord à vulgariser une discipline (« Tout homme est un
philosophe en puissance »), il a également pour ambition
d’apporter une contribution au débat, surtout là où «
quelques pierres nouvelles peuvent être posées » :
hypothèses retenues sur la nature et les propriétés de
l’être, statut de nos connaissances, regard de la
philosophie sur certaines problématiques scientifiques,
antagonisme supposé entre déterminisme et liberté… Les
théories matérialistes ont été mises à mal par les dérives
postmarxistes, par le dogmatisme du « matérialisme
historique » en particulier ; dans la vie courante, le terme
« matérialisme » a été malmené en désignant un consumérisme
de mauvais aloi : une approche transversale permet de
reformuler les principes d’une philosophie réaliste et
ouverte qui évite les recours à la transcendance. Un
humanisme pratique est par ailleurs au cœur des réflexions
sur l’ensemble du champ de l’éthique.
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